En 2026, Paix et Justice pour les peuples, contre la « loi du plus fort » et les violences des états

L’année 2026 a été inaugurée par la politique internationale agressive de Trump, dont les messages et provocations imbéciles mettent le monde en forte tension. L’enlèvement du président venezuélien Maduro puis la menace d’une intervention militaire sur le Venezuela si le pays ne cédait pas la gestion de son pétrole aux entreprises yankees, mais aussi les discours guerriers sur la Colombie voisine, le Mexique et Cuba, ou encore l’escalade des provocations sur le Groenland convoité pour ses ressources en ridiculisant les « alliés européens », pourtant membre de l’OTAN, montrent la dangerosité de ce pays qui reste la première puissance militaire mondiale et qui fait le choix de sortir du cadre du  droit international et de promouvoir la loi du plus fort. Cette situation, qui valide les politiques agressives menées par des états comme la Russie de Poutine contre l’Ukraine ou les politiques génocidaires de l’état d’Israël de Netanyahou contre la population de Gaza et des territoires palestiniens occupés, peut entrainer le monde entier dans la guerre et le chaos.

Syndicalistes, nous revendiquons le respect du droit international pour que le monde ne soit pas une arène entre états ou les peuples seraient embrigadés dans des guerres dont ils seraient les victimes militaires ou civiles pendant que les classes possédantes et les actionnaires des entreprises d’armement amassent des fortunes. Le droit international doit par ailleurs sortir du statut quo en intégrant des mesures fortes et restrictives concernant le droit du travail et la justice sociale, fiscale et climatique, pour tordre le coup à la rapacité des grandes entreprises pour lesquelles les inégalités mondiales sont nécessaires au fonctionnement du capitalisme globalisé. 

Face à Trump et ses soutiens, nous soutenons les mobilisations aux USA qui promeuvent la paix et la justice, notamment pour Renee Nicole Good exécutée en pleine rue par les milices policières à Minneapolis, et pour toutes les victimes des violences policières dans les pays qui se revendiquent pourtant « démocratiques ». Ce pays, dont le président autoritaire sert de modèle au RN mais aussi à la frange radicalisée de notre patronat (Bolloré, Stérin, Arnault) qui glisse de plus en plus ouvertement vers le fascisme, est un repoussoir qui nous encourage à lutter en France pour un modèle de société résolument social, écologique et démocratique contre les réflexes militaristes (comme en témoigne le rétablissement d’un service militaire et la priorité l’armée dans le budget austéritaire), et pour que la France respecte et fasse respecter le droit international, contre les agressions militaires et contre les génocides notamment, et rompe avec son héritage colonial en construisant une voie vers un 21ième siècle juste.

En ce début 2026, nous sommes également aux côtés des syndicalistes et des peuples qui luttent pour se réapproprier leur destin social et politique, comme en Iran, ou la population descend massivement dans la rue malgré la brutalité de la répression. Initiée contre la vie chère dans un pays où la population subie l’asphyxie économique crée par les sanctions internationales occidentales, la mobilisation s’est transformée en rejet d’un régime autoritaire, obscurantiste, sexiste et ou la caste des « gardiens de la révolution » s’est accaparée les entreprises, les chantiers publics, les richesses. Les dirigeants de l’Iran doivent céder leur place à un pouvoir issu des mobilisations populaires dans le pays et porteur de mesures de transitions démocratiques et sociales. De même, nous sommes du côté de la population du Rojava qui doit pouvoir garder les acquis de sa révolution gagnée les armes à la main face à l’Etat Islamique mais désormais menacés par les provocations policières et militaires du nouvel état syrien, au risque de rouvrir les plaies et de recommencer la guerre. Face à cette situation géopolitique complexe, floue et mouvante, et alors que plusieurs rassemblements de solidarité internationaliste ont été impulsés par des associations et partis politiques du 38, Solidaires Isère participera aux cadres unitaires de discussions et de mobilisations en encourageant le mouvement social isérois à agir dans le sens de l’unité, de l’internationalisme, de l’antimilitarisme et pour la démocratie sociale et économique à toutes les échelles. En Isère des entreprises et des laboratoires de recherches participent directement ou indirectement à produire des technologies utilisées dans les violences militaires et répressives et à en tirer profit : nous appelons les travailleurs et les travailleuses à en prendre conscience et à s’organiser pour que leur travail ne servent pas à violenter et massacrer d’autres travailleurs et travailleuses dans le monde pour servir les seuls intérêts des Trump, Bollorés, Musk, ou Khamenei. Notre arme est la solidarité de classe !

En 2026, Paix et Justice pour les peuples, contre la « loi du plus fort » et les violences des états