Lettre ouverte à l’attention des député-es de l’Isère

Lettre ouverte à l’attention des député-es de l’Isère

A Grenoble le 23 Mars 2026

L’emballement politico-médiatique autour de la mort du néonazi Deranque a été un prétexte abject pour cibler les organisations antifascistes. Némésis a sciemment mis une cible sur l’union syndicale Solidaires et les syndicats membres de notre union. Nos camarades de Solidaires Rhône ont été les premiers impactés et victimes puisque leur local a été vandalisé à deux reprises. Ces intrusions ont pour but d’intimider les camarades syndicalistes pour les décourager de poursuivre leurs actions en faveur de valeurs humanistes et solidaires que nous défendons. Dans l’agglomération grenobloise, l’extrême droite est pour l’instant peu active et peu véhémente et nous nous en réjouissons. Néanmoins, nos camarades présent-es dans le Nord-Isère et à Vienne sont plus exposé-es : elles/ils ont besoin d’un signal fort de soutien.

Les député-es de notre département qui, par la minute de silence observée à l’Assemblée, ont honteusement rendu un hommage de la nation à un fasciste. Elles et ils ont ainsi banalisé la violence fasciste et désavoué nos luttes contre l’oppression, pour la liberté, l’égalité, la solidarité. Les attaques contre les locaux mais aussi de militant-es partout en France sont également les conséquences de leur manque de courage pour refuser de cautionner cet hommage national.

Laurent Wauquiez, en affichant le portrait de Deranque sur l’Hôtel de région a au mieux manqué de discernement, au pire instrumentalisé son décès pour cautionner ses luttes réactionnaires que toute nation démocratique doit condamner. Quand on sait que des évènements organisés par Pierre Edouard Stérin via son projet PERICLES sont fréquemment subventionnés par la majorité régionale, nous pouvons douter que cet affichage ne soit pas clairement un choix assumé.

Le cœur du mandat des élu-es est de se dresser contre les atteintes à la démocratie ; cette minute de silence pour la mort d’un néonazi entache leurs obligations. Nous attendons donc des responsables politiques, individuellement et via leurs partis, des regrets et excuses clairs suite à l’hommage rendu à l’Assemblée Nationale et un positionnement ferme face aux manœuvres de Stérin et de l’extrême droite en général.

Face aux attaques collectives et individuelles des travailleurs et travailleuses, nous voulons pouvoir mener notre activité syndicale sereinement et en toute sécurité.

Plus que jamais nous restons Solidaires dans nos luttes syndicales, politiques,internationalistes et antifascistes !


Les co-secrétaires de l’union syndicale Solidaires Isère

Lettre ouverte à l’attention des député-es de l’Isère