Les finances publiques dans la tourmente macroniste

 
Résultat de recherche d'images pour "solidaires finances publiques"En ce printemps 2018, les résistances se multiplient, y compris au sein des  des finances publiques ou les agent.e.s s’organisent. Dans les luttes naissantes, nous réaffirmons le rôle et les missions de l’administration fiscale comme levier d’une politique de redistribution des richesses pour que le financement de l’action publique, facteur de cohésion sociale, soit à la hauteur des besoins de chacune et chacun.
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La direction générale des Finances Publiques (DGFiP) est née sous le quinquennat de M.Sarkozy en avril 2008 de la fusion de deux administrations : la Direction générale des Impôts (DGI) et la Direction générale de la Comptabilité Publique (DGCP). Cette fusion a servi de prétextes pour poursuivre les suppressions d’emplois (40 000 postes depuis 2002) et les fermetures de sites (631 trésoreries supprimées depuis 2009).
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L’accueil physique et téléphonique des usagers est mis à mal
Alors que les services de la DGFiP accueillent chaque année plus de 16 millions d’usagers aux guichets et traitent plus de 35 millions de demandes, l’accueil physique et de proximité est mis à mal
: les files d’attente s’allongent au guichet, le taux d’appels téléphoniques non aboutis s’élève, le traitement des courriels prend du retard pendant que les horaires d’ouverture se réduisent. La tension dans la relation à l’usager grandit, l’injustice fiscale s’approfondit (suppression de l’ISF, flat tax sur les revenus du capital, hausse de la CSG…).
Dans un pays où l’évasion fiscale est estimée entre 60 et 80 milliards d’euros par an, les services de contrôle fiscal ont perdu 3100 agents depuis 2010.
 
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Une dégradation du service et des conditions de travail
Pour absorber ce mouvement de baisse des moyens, l’ensemble des missions est marqué par des réorganisations incessantes et une dématérialisation à marche forcée tant pour les agent.es que pour les usager.es, en témoigne l’obligation de télédéclarer les revenus ou de télépayer en ligne.
Face au besoin de contact humain des usager.es, la réponse des tenants de l’Etat 100% numérique est invariable : « allez sur internet ! »
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Déshumanisation et désertification
Le repli du service public contribue à sa déshumanisation et à la désertification administrative d’une partie du territoire de la République et remet en cause l’égalité d’accès au service public. La direction de la Poste en vient à proposer d’ores et déjà un service d’aide à la télédéclaration contre rémunération pour un service public assuré gratuitement par des agents expérimentés ; les comptables publics sont quant à eux invité.es par Bercy à alerter les communes qui feraient le choix d’une remunicipalisation de l’eau (et donc d’une gestion comptable publique) ou du maintien de leur centre communal d’action sociale (CCAS), les incitant par là même à privatiser la gestion de l’eau et à supprimer leur CCAS !
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Le transfert de missions de service public au privé
C’est dans ce contexte que se profilent les orientations préparées par le « comité d’action publique 2022 » (Cap 22) qui visent explicitement à transférer, privatiser et/ou abandonner des pans entiers de l’action publique.
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L’abandon des missions de services publics, couplé à la casse des statuts professionnels (du Code du Travail à la Fonction Publique en passant par les cheminot.e.s), marquera profondément la population et son niveau de vie.
Ensemble, résistons, faisons échouer Macron !
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